Bébé se réveille ou pleure la nuit, que faire ?

bébé se reveille la nuit, que faireTous les parents connaissent ça durant les premiers mois : bébé se réveille, se met à pleurer et les nuits deviennent de plus en plus courtes. Le laisser pleurer une bonne fois pour toutes est-elle vraiment la bonne solution ? Pourquoi pleure-t-il ?

Autant de questions qui laissent souvent les parents sans réponses.

Le nourrisson :

Le premier mois, l’enfant va dormir 16 à 20 heures par jours, mais son sommeil n’est pas du tout construit comme celui de l’adulte : ses phases de sommeil sont réparties par petits fragments, périodes entre lesquelles, légèrement éveillé, il peut pleurer. Son rythme se répartissant par périodes de quatre heures, ces réveils auront lieu également la nuit.

Un bébé peut, lors de ces réveils brefs avoir faim, soif, être mouillé, se sentir seul ou tout simplement ne pas savoir se rendormir.

Il faut donc bien évidemment combler ses besoins.

Aller voir discrètement dans sa chambre s’il va bien et s’il est simplement entre deux cycles de sommeil : en état de somnolence (entre veille et sommeil), il peut « chouiner » un peu, pleurer doucement sans pour autant être totalement réveillé (le prendre dans les bras finirait alors de le réveiller). Les phases de sommeil profond et agité s’alternent, et lors du sommeil agité, bébé a un visage expressif, ses yeux bougent sous ses paupières, il grimace, sourit ou pleure parfois.Là aussi, inutile d’intervenir (si il est vraiment réveillé et qu’il a faim, il s’agitera de tout son corps et il aura les yeux grands ouverts).

Les mois suivants :

C’est en général vers 4/5 mois que votre bébé commencera à faire des nuits « complètes » (5 heures consécutives), sans se réveiller (chaque enfant à son propre rythme). Très souvent, ils se réveillent à la fin d’un cycle de sommeil, lorsque celui-ci est plus léger et se redorment par eux-mêmes sans que les parents n’aient à intervenir. Les causes de ces réveils nocturnes sont souvent bien difficiles à déterminer, parmi les « grands classiques » :

Votre enfant a faim.

Il a soif : vérifier que l’air de la pièce n’est pas trop sec. Si c’est le cas, penser à un humidificateur d’air.

Il est trop couvert ou il a froid : l’habiller en fonction de la saison et ajuster la température de la chambre.

Le bruit environnant perturbe son sommeil : baisser le ton, le son de la télévision, créer une ambiance sereine et détendue.

La fin de journée a été trop agitée. Faire en sorte que ses fins de journées soient calmes. Eventuellement, lui donner son dernier repas dans une semi-obscurité, et surtout, prendre le temps de le bercer et de le rassurer avant de le coucher. Le soir est propice au bain, au massage…

Enfin, il s’agit peut-être d’une réaction face aux exigences de parents qui en demandent un peu trop : pour un bébé, apprendre à marcher ou à aller au pot n’est pas une mince affaire, alors un peu de patience…

Toujours rassurer un bébé qui se réveille et ne jamais le laisser pleurer seul. Combler ses besoins et si un cauchemar a bouleversé votre enfant, bien l’écouter ( soit parler, soit pleurer)

Et si votre bébé était vraiment insomniaque ?

Il se peut tout à fait, lors d’épisodes type otite, gros rhume, poussée dentaire etc., que bébé ait des insomnies passagères. Rien d’inquiétant à cela,  surveiller l’évolution de son sommeil avant d’en déduire un quelconque dysfonctionnement. Il se peut, dans certains cas (enfants repliés sur eux-mêmes ou souffrant d’une maladie chronique type asthme, etc.) que l’insomnie s’installe sur la durée et soit le symptôme d’un état dépressif. Dans ce cas, il vous faudra consulter son pédiatre.

Brindilles