Devenir parent

Ça y est! Bébé est arrivé! Pas facile de devenir parent. Cette nouvelle fonction est loin d’être innée, malgré le fameux « instinct maternel et paternel »…

C’est avant tout un long apprentissage, qui se fait jour après jour. Que l’on soit père ou mère, la vie quotidienne s’en trouve bouleversée par des tas de changements et de nouvelles pressions. Il va falloir s’organiser, gérer un quotidien parfois pesant, le manque de sommeil, les pleurs de bébé… Mais passés les premiers mois difficiles, c’est un bonheur de voir se construire la relation avec ce petit être !

Les grandes préoccupations ?

« Serai-je Ă  la hauteur ? » « Vais-je perdre toute ma libertĂ© ? », « Et si je me plantais dans son Ă©ducation ? », sans oublier les soucis d’ordre matĂ©riel, les dĂ©penses Ă  rĂ©duire… Toutes ces peurs sont bien naturelles, concernent toutes les familles, et s’attĂ©nuent avec le temps. Bien Ă©videmment, parfois, tout sera en parfaite harmonie, alors qu’Ă  d’autres moments, tout ira mal… et quoi de plus normal, c’est la vie ! Conflits, disputes et frustrations sont inĂ©vitables dans le cadre familial… Mais voir son bout de chou grandir apporte des compensations incroyables.

Maman

La première difficulté pour une jeune mère consiste à gérer les modifications corporelles : prise de poids, bouleversement hormonal, humeur parfois en berne lors du « baby-blues »… Ajouté à la fatigue, l’allaitement etc, cela peut donner le sentiment d’avoir complètement perdu le contrôle de sa vie, pour se transformer en « machine à lait ». Mais pas de panique, très rapidement, des liens autres vont se tisser avec bébé, et l’interaction rendra la relation bien plus intéressante !

Il arrive que la jeune mère ne ressente pas d’affection pour son nouveau-né, qu’elle ne le « reconnaisse pas »… En général, tout rentre dans l’ordre en quelques jours, dès l’instant que bébé et sa maman restent en contact étroit. Il ne faut pas négliger le rôle des hormones (ocytocine et prolactine dans ce cas de figure), qui participent à la « fabrication » de ce lien…

Durant cette période délicate, la jeune maman ne doit pas hésiter à demander de l’aide si elle se sent débordée, mal dans sa peau ou triste… L’aide peut aussi bien être d’ordre pratique (ménage, cuisine, courses…) que psychologique ou médicale. Conjoint, voisins, famille, amis peuvent donner un coup de main à tour de rôle ! A noter qu’au sein du couple, il est nécessaire de partager les tâches et que chacun s’occupe de bébé à tour de rôle, sans oublier de relativiser : est-ce dramatique si la maison n’est pas très bien rangée ?

Le principal est de s’accorder suffisamment de temps pour s’occuper de soi, combler ses propres besoins, se faire plaisir… ne surtout pas s’oublier ! Cela évitera les ressentiments ou les rancœurs au sein de la famille, et il sera bien plus facile de s’occuper de bébé.

Papa

Le jeune père doit, lui, gérer sa nouvelle position de « père de famille », avec toutes les responsabilités que cela engendre (voir le dossier « Le baby-blues de papa). Ce passage du statut de « fils » à « père » en a déstabilisé plus d’un, mais encore une fois, ce n’est qu’une étape, une évolution plutôt qu’une rupture avec sa vie d’avant !

Il doit en parallèle de ses propres angoisses, gérer les variations hormonales de sa compagne, les nuits trop courtes et les pleurs incessants… Sans compter qu’à cette période, il se sent souvent mis à l’écart de la relation fusionnelle formée par bébé et sa maman ! C’est aussi à lui de se positionner afin d’aider sa compagne à faire évoluer cet état et à se détacher un peu de son bébé.

N’ayant pas vécu la grossesse de l’intérieur, il se peut qu’il ait du mal avec son nouveau rôle de père, et qu’il ne trouve pas sa place les semaines suivant l’accouchement… C’est en s’occupant de son petit que le lien va se créer.

Le couple

La fusion d’avant bébé a évolué vers un trio, modifiant tous les repères ainsi que la relation elle-même. Une fois passés les premières semaines difficiles, ponctuées par les réveils de bébé et les repas fréquents, les nuits vont se rallonger progressivement, bébé va prendre ses quartiers dans une chambre séparée, laissant ses parents retrouver leur intimité. C’est l’occasion pour eux de se rapprocher et de retrouver une sexualité souvent mise à mal après la grossesse.

Le rĂ´le des parents

Le parent se doit d’endosser différents rôles, en fonction de l’âge de son petit, de la situation, du cadre… Tour à tour professeur, camarade de jeux, ami, éducateur ou conseiller, il doit savoir imposer des règles et rester ferme quand nécessaire. Son influence est immense ! Il doit créer des structures au sein desquelles son enfant pourra évoluer librement, tout en établissant un code de conduite clair. L’absence de discipline n’est pas bien vécu par les enfants et les freine.

Trop d’interdit comme trop de laxisme risquent de produire des effets nĂ©fastes. L’art d’ĂŞtre parent comprend le discernement et la nĂ©cessitĂ© d’ĂŞtre un exemple pour l’enfant en pleine Ă©volution. Le petit garçon va observer son papa et très vite comprendre ce qu’on attend de lui, alors que la petite fille imitera sa maman… C’est en Ă©voluant dans une atmosphère familiale que l’enfant apprend les comportements sociaux. Petit Ă  petit, il dĂ©terminera ses propres valeurs morales et ses propres critères en fonction de ceux de ses parents.

Dans les moments de doute ou d’anxiété, ne pas oublier que tous les parents sont passés par là, ont vécu les mêmes émotions et… tous ont survécu !

Brindilles