Incompatibilité rhésus, incompatibilité fœto-maternelle

incompatibilté rhésus

Dans quelle situation ?

La problématique se met en place lorsque la future mère est rhésus négatif et le père rhésus positif.

Dans ce cas, l’enfant a 2 chances sur 3 d’être rhésus positif.

Cependant, cette différence de rhésus ne rentre pas en ligne de compte à l’occasion d’une première grossesse. C’est au cours d’une seconde grossesse, lorsque la future mère n’a pas reçu de traitement que le problème se pose. (cf. quelle est la solution ?)

Comment le dépister ?

A l’occasion de la première consultation prénatale, toutes les futures mères passent le test de Coombs (indirect), permettant de doser le taux des agglutinines irrégulières.

Si la future mère est rhésus négatif, ce test sera de nouveau réalisé à trois reprises à l’occasion des consultations prénatales des sixième, huitième et neuvième mois.

Quel est le risque ?

Le risque est surtout pour le bébé.

Si le sang du bébé rentre en contact avec le sang maternel, la mère va produire des anticorps, qui en quelques jours vont détruire les globules rouges du bébé : c’est la maladie hémolytique du nouveau-né.

Cette maladie se traduit par une forte anémie et une atteinte grave des fonctions du foie et de la rate.

Heureusement, lors d’une grossesse normale, le sang maternel et le sang fœtal ne sont jamais en contact, les deux systèmes sanguins sont complètement distincts.

De plus, ce problème ne se pose pas pour une première grossesse, mais peut apparaître pour une seconde grossesse, si la maman n’a pas reçu une injection de gammaglobulines anti-D après son premier accouchement.

Par contre, c’est à l’occasion d’examens médicaux, comme l’amniocentèse que les globules rouges du bébé peuvent rentrer en contact avec le sang maternel. C’est pour cette raison que, lorsque la future mère est rhésus négatif, et le bébé rhésus positif, le médecin sera particulièrement vigilant pendant le déroulement de l’examen et à ses suites.

Quelle est la solution ?

Le vaccin anti-D !

Lorsque la maman vient d’accoucher, on vérifie le groupe sanguin du bébé, s’il est rhésus négatif, il n’y a aucun soucis à se faire, jusqu’à l’accouchement suivant, où la procédure sera de nouveau réalisée.

Si le bébé est rhésus positif, la maman recevra une injection de gammaglobulines anti-D, 72 heures après l’accouchement.

Cette injection permet de neutraliser et d’éliminer les globules rouges de l’enfant qui auraient pu passer dans le sang maternel au moment de l’accouchement.

Cette injection est effectuée avant même que la mère ne développe une réaction immunitaire.

Cette injection sera répétée après chaque accouchement, lorsque le bébé qui vient de naître est rhésus positif. Ces gammaglobulines anti-D sont éliminées dans les quelques semaines qui suivent.

La prévention

– Il est très important de connaître évidemment votre groupe sanguin et celui de votre compagnon. Seul 15% de la population est rhésus négatif !

– Si vous avez eu une transfusion sanguine avant votre grossesse, il est également important de le signaler au médecin qui vous suit, au cas où vous auriez reçu du sang rhésus positif.

La miscellanée de James Harrisson…

James Harrisson est un australien, aujourd’hui âgé de 75 ans et on peut dire qu’il a sauvé 2 millions de vie, 2 millions de bébés.

Pourquoi ?

Voilà la « petite »histoire …

À l’âge de 14 ans, James Harrisson est victime d’un grave accident. À l’hôpital, notre jeune homme recevra près de 13 litres de sang par transfusion, ce qui lui sauvera la vie.

À sa majorité, il décide à son tour de donner son sang.

L’analyse des premiers échantillons va faire apparaître une extraordinaire caractéristique : son plasma offre un taux d’anticorps exceptionnel.

Par les transfusions répétées et très nombreuses de donneurs anonymes lors de son hospitalisation après son accident, le corps de Harrisson a développé ce taux d’anticorps exceptionnel pour se défendre.

Belle histoire, mais elle ne s’arrête pas là !

Pourquoi a-t-il sauvé deux millions de bébés ?

Parce que le taux exceptionnel d’anticorps dans le plasma de J.Harrisson a permis de mettre au point le « Vaccin anti-D » absolument nécessaire à la santé et à la vie des nourrissons lorsqu’il y a incompatibilité fœto-maternelle.

En effet, ce vaccin est élaboré à partir de plasma humain.

Après la découverte de la caractéristique de son plasma, J.Harrisson s’est donc porté volontaire pour subir une série de tests et aider ainsi à développer le vaccin Anti-D.

Notre « homme aux bras d’or » (ainsi est-il surnommé en Australie) a été assuré à hauteur de 1 million de dollars australiens.

Depuis, J.Harrisson a fait plus de 1000 dons de plasma, il détient donc également le record du nombre de dons de produits sanguins !

Hommage à Mr Harrisson !

Et voilà, encore une miscellanée sur « la petite histoire » de la médecine maternelle et fœtale !

Brindilles