Interview de Candice Lévy, naturopathe et auteure de « Quels laits pour mon bébé ».

Candice Lévy, naturopathe et auteure de « Quels laits pour mon bébé »

Candice Lévy, naturopathe et auteure de "Quels laits pour mon bébé".Candice Lévy est naturopathe et auteure de « Quels laits pour mon bébé? « . Elle a répondu à nos questions pour vous aider à bien choisir le lait qu’il convient à votre bébé.

Candice, vous êtes naturopathe, pourquoi avoir consacré un ouvrage entier aux laits pour les bébés avec le livre « Quels laits pour mon bébé » ?

À la suite de l’allaitement de ma fille aînée (il y a maintenant 5 ans), j’ai recherché une alternative végétale pour la nourrir. J’ai, dans un premier temps, voulu m’informer sur le sujet. Mais à ma grande stupéfaction, aucun livre, article internet ni même praticien n’ont su me donner des réponses concrètes et satisfaisantes. Seuls les laboratoires de boissons végétales m’ont orientée de manière sécuritaire. De la même façon, je n’ai trouvé que des informations très vagues auprès du corps médical, concernant les préparations infantiles – « Ils se valent tous » ou « Prenez celui que vous voulez ». Mais enfin, on parle de nourrir son bébé ! Il n’est pas possible que devant tout ce choix de laits infantiles ce soit tous les mêmes ! Pourquoi est-ce que les pédiatres, sages-femmes ne sont pas formés à conseiller un lait pour mon bébé ?

La couverture du livre de Candice" Quels laits pour mon bébé"Le sujet a mûri… puis je me suis spécialisée dans l’alimentation du jeune enfant et j’ai mené mon enquête toute seule, afin de proposer une alternative végétale aux parents qui le souhaitent pour nourrir leur bébé. En juin 2012, j’ai participé à une émission sur France 5 « Lait poison ou potion » où l’on me demandait mon avis sur les boissons végétales. Et là, je me suis dit que c’était le moment d’écrire ce livre pour informer et faire partager l’expérience de nombreuses mamans.

Est-ce que cela veut dire que les parents ont un vrai choix entre allaitement, laits industriels pour bébé ( à base de lait de vache ou avec une base végétale), et même les boissons végétales ( après 6 mois pour les dernières) ?

Il s’agit de faire un choix en toute connaissance. Une large partie est consacrée à l’allaitement, car le lait maternel est l’aliment de référence IRREMPLACABLE, le plus naturel, le plus adapté à l’enfant, mais il est aussi un choix. Mon livre intervient lorsque que l’on ne souhaite pas ou ne plus allaiter, ou bien lorsque l’allaitement n’est pas possible. Le livre répond et étudie les Préparations pour nourrissons (PPN) afin de nourrir son bébé le mieux possible.

Comment ce livre peut-il aider les parents à choisir entre allaitement, préparations lactées pour nourrissons et boissons végétales ?

(rappel pour nos lecteurs : on ne peut employer le terme de lait végétal que pour les lait d’amande et le lait de coco )  Parce qu’il apporte des explications claires et concrètes, quant au mode de fabrication des PPN, leurs qualités, leurs compositions, leurs arguments marketing (Anti-reflux, « Transit », « satiété »). La qualité des matières premières, les rapports des nutriments, et la pertinence globale de la composition. Il faut comprendre qu’aucun lait formulé ne répondra à 100 % à tous les besoins de l’enfant. Ils s’en rapprochent certes, mais l’axe principal du livre est de comprendre l’écosystème digestif du bébé afin de lui apporter les éléments nutritionnels adaptés qu’il peut assimiler, et ce sans le surcharger.

Les boissons végétales ne sont pas adaptées aux nourrissons de moins de 6 mois. Si on veut s’y mettre passé cet âge, comment faire son choix entre, par exemple, une boisson à l’amande, à la châtaigne ou au riz ?

Chaque boisson végétale a ses indications, par exemple la châtaigne sera très utile pour désacidifier le terrain, apporter des vitamines du groupe B. L’amande pour sa part est très appréciée pour sa minéralité (calcium, magnésium et fer) et le riz pour sa douceur et sa richesse en protéines végétales et ses minéraux. Mais dans beaucoup de cas, c’est l’enfant qui choisit par goût la boisson qu’il préfère et qu’il assimile le mieux !

Comment faire, concrètement pour les parents pour combiner toutes ces différentes approches ? Peut-on maintenir l’allaitement le plus longtemps possible, tout en ajoutant des boissons végétales, ou même du lait de vache ?

Oui bien sûr ! Beaucoup de combinaisons sont possibles. Par exemple une maman peut continuer les tétées matin et soir et se reposer en journée en donnant des  biberons d’une boisson végétale à l’amande. Celles-ci pourront également être proposées sur un temps plus ou moins long pendant un épisode infectieux ou de troubles du transit (gastro-entérite) pour alléger le système digestif et ne pas entretenir l’inflammation. C’est ensuite le retour à la PPN habituelle.

Vous avez dû tester presque tous les laits infantiles pour écrire votre livre.Lesquels vous semblent les plus adaptés au nourrisson si on ne souhaite pas allaiter ou si l’on veut faire un allaitement mixte par exemple ?

Candice LévyTout dépend du terrain de l’enfant, s’il supporte bien le lait de vache, la condition sine qua non est une préparation biologique. à choisir de préférence sans huile de palme. Si l’enfant souffre d’intolérance au lactose, il existe des préparations  pour nourrisson à base de protéine de riz certifié bio, sans lactose, sans huile de palme et sans gluten.

Quels sont vos conseils de naturopathe pour aider les parents à bien comprendre les besoins nutritionnels de leur enfant, et ainsi bien choisir le lait qui lui convient le mieux ? Comment les aider à dépister une intolérance au lait, une allergie etc…en observant leur enfant ?

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte. Le premier est sa digestion (ses selles, reflux ou pas, pleurs après manger) qui indiquent son assimilation et sa tolérance alimentaire. La qualité de sa peau (eczéma, prurit, mycose), les manifestations ORL, la fréquence des symptômes. Son sommeil, sa croissance sont autant d’indicateurs à connaître afin de choisir une préparation pour nourrisson la plus respectueuse de son terrain. Le phénomène d’intolérance au lactose (carence de l’ enzyme permettant de digérer le lactose) est de plus en plus fréquent, un test d’éviction de 3 à 4 semaines est un incontournable afin d’observer l’amélioration ou pas de l’état de l’enfant. Alors que l’allergie aux protéines de lait est  une réaction immunitaire plus vive et plus immédiate que l’intolérance.

Que pensez-vous de la polémique autour du lait de vache ?

Il ne s’agit pas de bannir un aliment, mais de le considérer par rapport au terrain de l’enfant. S’il le supporte bien et qu’il n’y a pas d’intolérance ou d’allergie parentale, cet aliment peut convenir. En revanche, ce sera un aliment à moduler en cas de chronicité de troubles ORL et digestifs, dont il peut être un facteur aggravant. Les enfants peuvent consommer des produits laitiers bio de façon modérée, à condition qu’ils ne souffrent pas de pathologies nécessitant leur exclusion.

Le lait de croissance est-il obligatoire ?

Les laits de croissance ne sont définis par aucun texte. La justification du lait de croissance n’est pas indispensable quand l’enfant a une alimentation diversifiée et équilibrée. Onéreux et sucré, il accoutume l’enfant précocement au goût sucré. En France, le collège National des Généralistes Enseignants ne recommande pas la consommation de laits de croissance pour les enfants.

Candice, vous proposez des ateliers : pouvez-vous nous en dire plus ?

Atelier de Candice Lévy

Il s’agit d’un atelier intitulé « Quels laits pour mon bébé ?» qui reprend les grands thèmes du livre pour comprendre comment sont réalisés les PPN et quelles sont les alternatives.

Merci Candice !

Pour en savoir plus sur Candice Levy et la contacter :

Candice Lévy, Naturopathe, auteure : »Quels laits pour mon bébé ? » éd. Le souffle d’Or Praticienne Hypnonatal ®relaxation périnatale www.naturopediatrie.com

 

 

 

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Le livre de Candice

Mélanie SCHMIDT