La contraception naturelle

Ces deux mamans Brindilles font partie des 10% de Françaises qui ont choisi la contraception naturelle. Elles vous racontent tout simplement leur expérience.

Virginie Maman Relais Brindilles

Virginie, Maman Relais Brindilles

La contraception naturelle s’est imposĂ©e Ă  moi il y a deux ans, après plus de 15 ans de pilules, stĂ©rilets et autres produits que je considère maintenant comme nocifs pour mon corps et notre planète.

Depuis l’adolescence j’ai enchaĂ®nĂ© les pilules micro-dosĂ©es, sur les conseils du corps mĂ©dical. Après les naissances de mes aĂ®nĂ©s, il y a maintenant 6 et 7 ans on m’a proposĂ© de tester les stĂ©rilets et implants. Je n’Ă©tais pas très tentĂ©e, mais j’ai tout de mĂŞme passĂ© le cap d’introduire dans mon corps ces substances qui ont fait des dĂ©gâts: prise de poids, dĂ©règlements hormonaux…. Pour concevoir mon petit dernier il y a presque 4 ans j’ai donc arrĂŞtĂ© et retirĂ© le stĂ©rilet hormonal que j’avais depuis 6 mois.

Après la naissance de ce petit, mon gynĂ©cologue m’a proposĂ© de ne pas retenter le stĂ©rilet hormonal, ce qui m’arrangeait fortement. J’ai optĂ© pour un stĂ©rilet au cuivre, celui ci me paraissant plus sain. Mais au bout de 3 semaines de règles ininterrompues entraĂ®nant fatigue…, j’ai pris la dĂ©cision sur les conseils de ma sage-femme de le retirer et de passer Ă  la contraception la plus simple du monde: aucune contraception!! Incroyable mais depuis je revis!

A l’Ă©coute de mon corps je sais quand j’ovule, quand je vais avoir mes règles. J’avais très peur au dĂ©but, peur d’une grossesse pas prĂ©vue surtout. Mais avec le recul, après 2 ans sans contraception je ne regrette rien, au contraire!

DĂ©sormais mes règles sont moins douloureuses, je n’ai plus besoin de complĂ©ments en fer, ni de prendre des cachets anti-douleur, et encore mieux: plus aucunes migraines liĂ©es Ă  mon cycle, qui Ă©tait auparavant guidĂ© par des hormones de synthèse imposĂ©es Ă  mon corps pour m’obliger Ă  ĂŞtre une femme selon la sociĂ©tĂ©.

Pour gĂ©rer mes flux menstruels j’utilise la coupe menstruelle (Meluna ou MoonCup selon mes envies du jour) et des serviettes hygiĂ©niques lavables (mes prĂ©fĂ©rĂ©es sont les IMSE VIMSE et BUMMIS).

Pendant les pĂ©riodes d’ovulation nous utilisons des prĂ©servatifs (ceux proposĂ©s par Brindilles sont nos chouchous, YES) afin d’ »Ă©viter » une grossesse. Mais le reste du temps mon corps me guide et je l’Ă©coute le plus naturellement du monde!

 

Une maman Brindilles qui a souhaité rester anonyme

​Mon choix de contraception.

Au tout dĂ©but, il y a eu quelques annĂ©es de pilule, parce que c’est ce que les mĂ©decins proposent aux jeunes filles et que les jeunes filles ne sont pas souvent interpellĂ©es par les problĂ©matiques de santĂ© ou d’alternatives naturelles.

Quand l’idĂ©e d’un bĂ©bĂ© est arrivĂ©e dans mon couple, je me suis interrogĂ©e sur la fertilitĂ©, la conception, les rythmes naturels du corps… J’ai dĂ©couvert la mĂ©thode Billings, et sans la suivre complètement, je m’en suis inspirĂ©e pour redĂ©couvrir mon corps, mes rythmes.

Pendant une annĂ©e, nous avons expĂ©rimentĂ© cette mĂ©thode, ouverts Ă  l’arrivĂ©e d’un bĂ©bĂ© mais avec le projet de retarder tout de mĂŞme cette naissance pour des raisons professionnelles. Si nous avions failli, cela n’aurait pas eu de consĂ©quence nĂ©gative pour nous. Cela n’a pas Ă©tĂ© le cas, et lorsque nous nous sommes sentis prĂŞts, le premier coup

d’essai a Ă©tĂ© couronnĂ© de succès. J’ai su très vite que j’Ă©tais enceinte, mon organisme s’exprimait et j’Ă©tais très rĂ©ceptive.

Après ce bĂ©bĂ©, nous Ă©tions toujours dans l’ouverture, l’esprit de famille et dans l’accueil.

Avec prudence, nous avons Ă©tĂ© Ă  l’Ă©coute des rythmes, Ă  nouveau. Il Ă©tait important, pour mon homme et moi, de laisser une part de dĂ©cision Ă  l’enfant Ă  naĂ®tre, et au hasard de la vie. C’est bien ce qui c’est passĂ© pour notre deuxième enfant, qui a profitĂ© d’une baisse de vigilance et a pointĂ© son nez dans une phase du cycle oĂą je pensais « que ça allait ». Nous en avons Ă©tĂ© très content.

Toujours pas de reprise de contraception après cette deuxième naissance. Le caractère un peu moins sĂ©curisĂ© de sa conception nous a rendu plus prudents, et nous avons acceptĂ© cette part de prudence dans notre vie sexuelle. C’Ă©tait un choix de couple, un choix de vie et nous l’assumions.

L’idĂ©e du troisième Ă©tait tout juste exprimĂ©e que la grossesse dĂ©marrait. Nous nous sommes sentis, alors, bien que ravis de cette nouvelle naissance attendue, un peu en danger d’enfants qui arrivent vite, et qui ne laissent pas beaucoup de place Ă  l’inattention.

Ce troisième bébé, qui arrive au monde dans des conditions de vie chahutées et très angoissantes, modifie radicalement notre position.

Depuis l’arrĂŞt de la pilule, je ne veux catĂ©goriquement plus d’hormones de synthèse, modifier artificiellement mes cycles, masquer ou tromper mon corps. Je suis rĂ©ticente au DIU, n’arrivant pas Ă  trouver d’informations claires et fermes sur le caractère non abortif du stĂ©rilet. Mais Ă  la visite post-natale, Ă©puisĂ©e et terrifiĂ©e Ă  l’idĂ©e d’ĂŞtre enceinte Ă  nouveau, et sentant intuitivement qu’il est nĂ©cessaire pour mon couple de retrouver de

la spontanĂ©itĂ© et de la sĂ©curitĂ©, de retrouver des relations sexuelles sans connotation de fertilitĂ© ou de reproduction, j’accepte sans nĂ©gocier la proposition du mĂ©decin de me poser un DIU au cuivre. Mon homme accueille cette dĂ©cision, que j’ai prise seule finalement, nous avions peu Ă©changĂ© sur ce sujet, avec un soulagement Ă©vident. Je suis soulagĂ©e moi aussi, et je me rends compte que la contraception est un sujet qui doit ĂŞtre Ă©voquĂ© Ă  deux, qu’un homme/mari/père peut ĂŞtre très comprĂ©hensif sur les besoins naturels de sa compagne mais peut ĂŞtre très inquiet d’une grossesse Ă©ventuelle et qu’il est très important que chacun puisse exprimer ses envies, ses besoins, ses doutes, ses peurs…

Le retour de couches sur le DIU sera sanglant, il n’y a pas d’autres termes. Des règles de 12 jours, très abondantes, fatigantes, inconfortables pour ne pas dire stressantes, me font douter. Cela m’amène Ă  ressortir la coupe menstruelle qui dort au fond de mon tiroir de salle de bain. Après quelques essais, une nouvelle coupe plus grande, une visite chez la gynĂ©cologue qui valide mon choix, ajuste les fils qui me gĂŞnaient et lève mes doutes quant au risque de faire sortir le stĂ©rilet avec la coupe, ça fonctionne. Un an plus

tard, mes règles sont moins abondantes, très régulières, moins longues et la coupe que je maîtrise très bien me permet de traverser ces semaines sans même y penser.

Aujourd’hui, je suis satisfaite de mon choix parce que je n’en ai pas trouvĂ© de meilleur.

Le DIU m’assure une vie conjugale sans stress d’une grossesse non dĂ©sirĂ©e, je suis toujours Ă  l’Ă©coute de mon corps et de ses rythmes.

Je regrette, mais cela n’a pas de rapport avec le choix du DIU, de ne plus laisser sa place au hasard, de ne plus me laisser la possibilitĂ© d’ĂŞtre inattentive et de laisser venir un nouvel enfant en moi. C’est faire le choix d’une contraception contraignante Ă  arrĂŞter,

c’est-Ă -dire prendre un rendez-vous chez la gynĂ©cologue, et prendre une dĂ©cision consciente et assumĂ©e de retirer le DIU. C’est un nouveau choix de vie, de couple, de famille. Que l’on peut modifier Ă  tout instant, et puis, certaines me diront avec un clin d’Ĺ“il ou une grimace que certains enfants se moquent bien d’un DIU…

MĂ©lanie SCHMIDT