Le cododo ou comment mon fils a choisi ses nuits

Le cododo vu par Aude, un tĂ©moignage sur la nĂ©cessitĂ© d’Ă©couter les besoins et les dĂ©sirs de ses enfants :

J’ai Ă©tĂ© Ă  contre-courant de ma famille mais ai suivi l’exemple de ma belle-famille, mon fils Ă©tant le portrait crachĂ© de son pĂšre : un bĂ©bĂ© qui dort peu, pleure beaucoup et demande une attention de tout les instants. MĂȘme avant sa naissance, il Ă©tait Ă©vident qu’il ne dormirait dans sa chambre que lorsqu’il en aurait envie !

Nous avons cependant un lit en bois (oui, mĂȘme le matelas !) donc les berceau de cododo ne se fixent pas dessus (et bonjour les prix !). Mon ami en a alors construit un sur mesure et j’ai eu toute les peines du monde Ă  trouver le matelas et le tour de lit pour mettre dedans (pourtant aux mĂȘmes dimensions que les berceaux cododo du commerce !).

Finalement, mon fils ne l’a quasiment pas utilisĂ© : il ne s’endormait qu’au sein, et lovĂ© contre moi. J’ai donc passĂ© mes nuits avec mon bĂ©bĂ© accrochĂ© au sein, en le changeant de cĂŽtĂ© Ă  chacun de ses (nombreux) rĂ©veils nocturnes.

Le lit cododo servait cependant de barriĂšre anti-chute. Vers 5-6 mois, il a commencĂ© Ă  lĂącher le sein la nuit (un peu !) et du coup se calait de lui-mĂȘme sur son matelas. Avec moi il a eu rapidement trop chaud je pense, et puis mes mouvements le rĂ©veillait. Et puis, aux alentours de ses 8 mois, nous avons passĂ© une semaine horrible : toute la nuit il se rĂ©veillait toutes les 1 ou 2 heures (alors qu’il ne se rĂ©veillait plus que 2 fois maximum !), il pleurait beaucoup, nous donnait des coups de poing et de pieds ! Nous avons eu du mal Ă  comprendre … Puis, Ă©puisĂ©, nous l’avons emmenĂ© dans sa chambre … et nous sommes rĂ©veillĂ© le lendemain matin, paniquĂ©s :) I

Il y a eu quelques semaines d’ajustement oĂč il m’appelait la nuit, mais globalement, il a fait ses nuits quand il a dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter de dormir avec nous :) Et ça, c’est une de mes grande fiertĂ©, car nous avons essuyĂ© tant de remarques sur le fait qu’il dorme avec nous, qu’il ne serait jamais indĂ©pendant, que je le couvais trop, qu’il ne ferait jamais ses nuits, surtout que je l’allaitais etc, etc….

Le berceau cododo trĂŽne toujours au cĂŽtĂ© de notre lit, car le soir mon bĂ©bĂ© s’endort encore au sein et cela reste une bonne barriĂšre de sĂ©curitĂ© ! Et pour les sieste en famille aussi, mĂȘme s’il a beaucoup de mal Ă  dormir bien longtemps Ă  nos cĂŽtĂ©s …

Tout ça pour illustrer que nos bĂ©bĂ©s ont besoin de nous, et qu’il est inutile et dommage de leur refuser, cela ne eur fera aucun mal, les rendra plus sĂ»rs d’eux et plus indĂ©pendant (j’en suis la preuve non ?), et tout le monde est tellement heureux comme ça ! Quel mal y’a t’il Ă  cela ? C’est d’ailleurs devenu ma rĂ©ponse bateau … ‘Tu te rends compte, ton fils ne s’endort qu’au sein !’ ‘Oui, et alors ? Il ne pleure pas et s’endort paisiblement, quel mal y’a t’il Ă  cela ?’.

 

 

Aude

 

Brindilles