Le retour à la maison

Véritable réconfort pour les uns, source de stress pour les autres, le retour à la maison après l’accouchement est une grande étape dans la vie de votre enfant.

Vous venez d’accoucher il y a quelques jours, vous voici arrivée à la maison pour un départ, une nouvelle vie avec cet enfant qui découvre son nouveau nid.

 

Au quotidien

Passer du ventre de maman à la maison, un vrai tremplin

Imaginez, vous passez neuf mois blotti au creux du ventre de votre maman, bercé par les bruits familiaux, les voix de vos proches et vous voilà projeté dans le grand univers.

C’est cette idée qu’il ne faudra pas lâcher. Votre enfant aura tout particulièrement besoin de votre présence. Pour le rassurer, pour le coocooner vous pouvez pratiquer le peau à peau que ce soit en écharpe ou tout simplement pendant un câlin, une tétée ou la prise d’un biberon. Vous lui chantiez une chanson lorsqu’il était dans votre ventre ? Il est temps de lui rechanter cette chanson.

Vous écoutiez une musique particulière ? Faites-lui savoir à quel point il est merveilleux de l’écouter « en vrai ».

Votre enfant dort beaucoup…

… Et cela n’exclue pas que vous passiez du temps de repos avec lui.

Profitez-en pour dormir de concert en pratiquant le cododo, Votre enfant sera là, tout près, il pourra vous toucher, vous sentir, vous regarder, vous entendre respirer. C’est un vrai grand moment de bonheur dans la vie de parents. S’endormir et se réveiller à deux ou à trois. Reposés et sereins. La sortie de l’accouchement est parfois très fatigante pour la maman : les hormones sont bouleversées, émotionnellement c’est les montagnes russes, alors s’il y a une seule chose à bichonner ça sera votre repos.

Sortir ?

Si vous en avez envie, pourquoi pas ! Rien n’est interdit, c’est de votre enfant dont il s’agit et si vous sentez que ça vous fera du bien à vous et votre enfant (s’il n’est pas malade, ni prématuré, cela va de soi), n’hésitez pas. Prenez confiance en vous, c’est le maître mot de toute cette affaire de la maternité qui va perdurer durant de longues années.

Si vous êtes à l’aise avec l’écharpe de portage et les nœuds, alors vous ferez un ravi. Si le nouage vous angoisse, sachez qu’il existe de nombreux autres systèmes de portage qui ne nécessitent pas de technique particulière.

Le bain

Surtout surtout, faites à l’instinct. Votre bébé pleure ? Il n’a manifestement pas envie de prendre un bain ? Pas grave. Il le prendra plus tard ou demain. Qui plus est la peau d’un nouveau-né est fragile, elle n’a pas besoin d’être ‘décapée’.

Pensez également à prendre un bain avec votre bébé si il aime ça. Souvent c’est le cas car ça lui rappelle un petit je-ne-sais-quoi d’utérin. Se détendre à deux, se rencontrer et se câliner. Pour la sortie du bain à deux qui peut être hasardeuse, vous pouvez attendre que votre conjoint soit à la maison afin qu’il se charge de le prendre de vos bras et pourquoi pas s’en occuper pendant que vous continuez à vous détendre tranquillement.

Les changes

Le temps des changes sera un moment d’échange. On en profite pour planter son regard dans le sien, lui parler, le masser (toujours si il est d’accord) et le changer. Techniquement il ne faudra pas oublier de bien lui sécher ses petits plis, mais ça on a déjà dû vous le dire à la maternité.

Les repas

Tétées ou biberon, l’affaire est la même : c’est une histoire qui lie l’enfant à la maman et qui dans les premiers temps doit être complètement affective. Que l’on soit au sein ou au biberon, il est possible, de la même manière, de s’envelopper avec tendresse, de se parler, de se regarder, de s’écouter et de tisser un lien nourricier qui sera primordial pour le développement physique et psychologique de votre enfant.

Si vous avez un quelconque problème avec votre allaitement, vous pouvez consulter des spécialiste en lactation ou vous rendre sur le site de la leche league. Si vous avez un quelconque souci avec les biberons et les tétines, n’hésitez pas à en changer car si votre n’est à l’aise avec cette tétine, c’est peut-être que ni la matière ni la forme ne lui conviennent.

Et les pleurs ?

Les pleurs de décharge

Les pleurs de l’enfant sont son seul et unique moyen de s’exprimer. Être à l’écoute maximale de son enfant est le meilleur conseil que nous pouvons vous donner. Souvent l’enfant, par exemple, va pleurer le soir, ce sont les pleurs de décharge. Il a accumulé tant de nouveautés dans la journée qu’il a bien le droit lui aussi de décharger toutes ses émotions.

La faim

Votre enfant pleure parce qu’il a faim. Une tétée ou un biberon seront les bienvenus.

La douleur

Et puis, et puis, il y a les pleurs de douleurs, que rien n’apaise. Votre enfant a peut être une colique (des gaz dans le ventre), peut-être souffre-t-il de reflux gastro-œsophagiens ? Peut-être a-t-il mal quelque part ? Dans tous les cas, ne culpabilisez pas en prenant rapidement rendez-vous avec votre médecin, il est là pour ça. Pensez toujours qu’il vaut mieux s’être déplacé pour « rien » que de laisser traîner une pathologie qui peut être soignée et conseillée.

Pensez également à la solution de l’ostéopathie qui fait parfois de vrais miracles avec quelques manipulation d’un ostéopathe expert.

En conclusion : ne stressez pas et faites-vous confiance, reposez vous et essayez de partager le meilleur avec votre enfant. Si vous êtes fatigués, n’oubliez pas qu’il existe à la maison quelqu’un qui peut également prendre le relais : le papa.

Brindilles