Le savon de Marseille

le savon de marseilleCousin du savon d’Alep, le savon de Marseille a vu le jour dans la cité phocéenne qui disposait en abondance des matières premières telles que l’huile d’olive, la soude et le sel de Camargue dès le moyen âge. Depuis, il trouve son utilité autant en produit d’hygiène, qu’en nettoyant ménager ou qu’en lavage du linge.

Le savon de Marseille est un produit unique, naturel et authentique. Il est utilisé sur tous les continents et dans toutes les cultures. Cependant, l’apparition dans les années 40 des détergents de synthèse marque la fin de l’âge d’or du célèbre cube vert ou beige. Le retour aux valeurs naturelles et écologiques, le remette sur le devant de la scène grâce à son exceptionnelle pureté qui lui confère de nombreuses vertus.

Ingrédients :

Des huiles végétales : L’huile de coprah, issue de la noix de coco, et l’huile de palme, extraite du fruit du palmier à huile, donnent un savon de couleur beige. Si à ces huiles est ajoutée de l’huile d’olive, on obtient un savon de couleur verte.

De la soude : Obtenue à partir de sel marin, elle provoque la réaction de saponification des huiles et permet d’obtenir du savon.

Fabrication :

Cette méthode de fabrication est longue puisque les opérations manuelles sont nombreuses. Mais c’est le prix à payer pour obtenir un savon d’une qualité irréprochable dans le respect des traditions.

La saponification : Dans un grand chaudron, sont mélangées les huiles et la soude qui vont réagir afin de se transformer sous l’effet de la chaleur en pâte à savon.

Le lavage : La pâte obtenue est lavée plusieurs fois à l’eau salée afin d’en éliminer toute la soude restante.

La cuisson : La pâte est ensuite cuite à 100° pendant plusieurs jours. Durant cette période, l’intention du maître savonnier doit être permanente, régulièrement il goutte la pâte sur le bout de sa langue ; elle doit être douce pour passer à l’étape suivante.

La liquidation : Après plusieurs lavages à l’eau pure, afin de la débarrasser de toutes impuretés, la pâte à savon est mise au repos pendant deux jours.

Le coulage : A l’aide de rigoles installées au fond du chaudron, la pâte encore liquide et tiède va s’écouler dans des moules appelés « mises ». La surface est ensuite égalisée.

Le séchage : Le savon est mis à sécher pendant quarante-huit heures à l’air libre.

Le découpage : Une fois sec, le savon est découpé de manière à obtenir le cube traditionnel.

Le séchage des cubes : Les cubes sont installés bien espacés sur des clayettes en bois pour sécher une quinzaine de jours. Au bout de quarante-huit heures, ils sont estampillés sur les six faces.

Vertus :

Grâce à sa pureté, le savon de Marseille est doux et n’agresse pas la peau et ce tout en étant très efficace.

Ses qualités antiseptiques, nettoyantes, dégraissantes et détachantes en font un allié parfait pour le ménage et le soin du linge.

Sans colorants, ni phosphates et/ou adjuvants de synthèse, il est naturel et respectueux de l’environnement en ne polluant pas les rivières.

Sa longévité et sa polyvalence en fait un produit très économique.

Utilisations :

Qu’il soit en paillettes, liquide ou en cube, le savon de Marseille trouve sa place et son utilité dans toutes les pièces de la maison.

Par exemple, on l’utilise comme produit d’hygiène : que ce soit pour se laver le corps, les cheveux, les mains ou encore les dents.

Mais aussi, en guise de produit d’entretien multi-usages : il désinfecte, nettoie et dégraisse la vaisselle, les éléments de cuisine, de salle de bain, les sols, le frigo, les canapés en cuir, il éloigne même les insectes…

On peut également l’utiliser comme détachant textile : la plupart des tâches disparaissent en frottant avec un peu de savon de Marseille humide.

Ou encore en remplacement de la lessive : pour les peaux délicates les copeaux de savons de Marseille évitent les irritations et allergie.

Enfin, il a des vertus médicales : il permet de désinfecter les plaies et d’après nos grands-mères, il est aussi utile placé au fond du lit pour soulager crampes et rhumatismes.

 

Brindilles