Les additifs à risque : colorants et conservateurs

Les additifs à risque : colorants et conservateursContinuons sur notre lancée des additifs alimentaires les plus sujets à polémique (voir les dossiers sur le glutamate et l’aspartame). Car s’il est inutile de bannir la totalité de ces substances (nombre d’entre elles étant considérées comme inoffensives à ce jour), il est important de savoir lesquelles sont à éviter en priorité afin de les repérer au premier coup d’œil et les éviter.

L’alimentation a toujours été source de plaisir : préparée pour avoir un goût agréable, rehaussée à l’aide de condiments naturels tels que sel, épices, herbes, miel, huiles, sucres naturels… L’industrie alimentaire s’est malheureusement enrichie ces dernières décennies d’une considérable panoplie d’additifs et d’adjuvants dont le seul mérite, à part celui de tromper le goût, l’odorat ou la vue, est celui d’être bon marché. Colorants, conservateurs, stabilisants, arômes, acidifiants, émulsifiants, sucre inverti, agents de sapidité, sirop de truc ou de machin… Ce sont les fameux « E suivi de trois chiffres. La liste est interminable et assez effrayante lorsque l’on se penche dessus !

On les classe en 4 grands groupes:

– De E 100 à E 200 : les colorants,

– De E 200 à E 400 : les antioxydants et les conservateurs,

– De E 400 à E 500 : les agents de texture,

– A partir de E 500 : les additifs divers.

Ils sont présents dans une multitude d’aliments, principalement les aliments transformés, industrialisés, mais également dans les viandes, les crustacés, les boissons et même dans les produits diététiques… Il faut apprendre à lire les étiquettes, et ce n’est pas toujours simple. Règle générale, plus l’étiquette des ingrédients est longue, plus on a de chance de retrouver des  » indésirables « , mais attention, ils peuvent être présents même dans un aliment contenant très peu d’ingrédients.

Voici une liste (non exhaustive) des additifs qu’il faut éviter à tout prix. Passez outre l’aspect rébarbatif de ces noms barbares, vous en reconnaîtrez certainement beaucoup (parabènes, nitrates, aspartame…).

Les colorants

Ils servent à donner une couleur aux aliments. Certains sont toxiques et déclenchent des réactions allergiques ou autres. La liste est très longue (les plus dangereux sont de couleur rouge). Voici les principaux :

– tartrazine E102 (jaune)

– jaune de quinoléine E104,

– cochenille E120  (rouge) à proscrire pour les enfants,

– amarante E123 (rouge),

– érythrosine E127 (rouge),

– indigotine E132 ou carmin d’indigo (bleu),

– noir brillant E151,

– aluminium, argent et or E173 à E175 : colorants minéraux toxiques.

Les risques sont principalement des réactions allergiques, cancers, urticaire, migraines : très dangereux pour les enfants.

Les antioxydants et conservateurs

Les antioxydants (ou antioxygènes) empêchent l’oxydation des aliments et toutes les altérations qui découleraient de cette oxydation. Les conservateurs, eux, empêchent les aliments de moisir et de fermenter ainsi que les micro-organismes présents dans les aliments de se développer.

Acide sorbique et sorbates (sodium, potassium, calcium) de E200 à E203 : conservateurs naturels ou chimiques pouvant interagir avec d’autres additifs (notamment les nitrates) et perturber les systèmes enzymatiques, voire provoquer des malformations congénitales.

Les benzoates (de sodium, de potassium, de calcium, acide benzoïque et autres) E210 à E213 : on retrouve ces conservateurs chimiques dans certains aliments transformés, certaines boissons et confitures. Risques : hyperactivité, asthme, réactions allergiques… ils nuiraient à la croissance des très jeunes enfants.

Les parabènes E214 à E219 : conservateurs chimiques dérivés du E210, largement utilisés dans les produits cosmétiques, les viandes, les gelées utilisées en charcuterie, les bonbons…

Les sulfites de E220 à E228 : conservateurs chimiques dans certains médicaments, vin, cidre, bières… Ils provoquent allergies, maux de tête, troubles digestifs, asthme, endommagements de l’ADN…

Diphényle E230 : un conservateur de synthèse également utilisé comme pesticide (traitement de surface des agrumes), interdit en Australie. Risques d’allergies, nausées, irritations de yeux… Attention à ne pas consommer la peau des agrumes traités.

Les nitrites et nitrate de sodium E249 à E252. Ils sont utilisés principalement dans la conservation des viandes transformées (toutes les charcuteries, auxquelles ils donnent une teinte rose) et dans certains fromages. Risques de cancers, anémies…

Les gallates (de propyle, d’octyle et de docédyle) E310 à E312 protègent les aliments de l’oxydation et du rancissement des gras. Risques d’allergies, hyperactivité chez l’enfant, perturbation endocrinienne, cancer…

Les BHA et BHT E320-E321, utilisés pour empêcher l’oxydation des huiles et matières grasses. Ils se retrouvent dans des produits tels que les huiles graisses, céréales, beignets, pâtisseries, base de bouillons, fruits séchés, etc. Risques d’allergies, asthme, hyperactivité chez l’enfant, perturbation endocrinienne, cancer… Formellement déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes.

Comment se protéger

La prévention recommande d’éviter complètement les aliments contenant de tels additifs. Pas facile compte tenu de la liste sans fin d’aliments concernés ! Evitez dès que possible les produits industrialisés, cuisinez des aliments simples, non traités… Veillez à un bon apport en antioxydants (par les fruits et légumes notamment) afin de soutenir le corps dans son effort d’élimination (le charbon végétal ou le sélénium par exemple, peuvent être également intéressants).

 

Cécile Van Lith

Naturopathe

Brindilles