Les verrues

les verruesUne verrue est une petite tumeur bénigne de la peau qui se situe la plupart du temps sur les mains ou sur les pieds.

Ces charmantes petites excroissances rugueuses qui se forment dans l’épiderme (couche externe de la peau) sont bien délimitées et peuvent atteindre jusqu’à un centimètre de diamètre. D’origine virale, elles se présentent de différentes manières : isolées, en grappe, sur les extrémités, le visage, le dos… Si dans la plupart des cas la guérison est spontanée et rapide, il arrive que leur étendue prenne des proportions bien plus handicapantes, en terme de douleur et d’esthétisme.

L’origine

D’après Michel Odoul, psycho-énergéticien (entre autres) bien connu des adeptes de médecines alternatives, ces verrues qui apparaissent souvent chez les enfants et les adolescents, représentent des fixations, des indurations de mémoires émotionnelles. Elles parlent de choses figées en nous, de contrariétés en rapport avec les interdits, des empêchements à faire (mains) ou à être (pieds). Elles signent notre sensibilité et notre incapacité à exprimer nos ressentis…

Loin d’être anodine, la verrue peut nous interpeller : que se passe-t-il dans notre vie ? Dans quel domaine se sent-on non reconnu ou « empêché de » ? Ne reçoit-on pas les manifestations de reconnaissance souhaitées (pieds) ? Ne valorise-t-on pas suffisamment ce que l’on fait (mains) ? Les verrues apparaissent le plus souvent sur les extrémités, ce qui met en avant le fait qu’il s’agit d’une tension en rapport avec le social, le familial… Si c’est votre enfant qui est concerné, essayez de comprendre quelle pourrait en être la cause.

La lecture purement médicale se base sur l’aspect viral (en cause, le VPH, un virus de la famille des papillomavirus humains) et contagieux. La réponse est souvent très localisée (à l’aide de produits type acide salicylique, azote liquide…).

Traitements

Même si l’aspect viral et physiologique est mis en cause (un système immunitaire défaillant, les hormones –à noter que celles-ci sont souvent chamboulées par les troubles psychologiques- ou l’hygiène de vie par exemple), l’origine de ces verrues est très souvent reconnue comme psychologique : elles apparaissent généralement après un choc physique ou émotionnel et sur des terrains prédisposés, nerveux, hyper émotifs, souvent introvertis. Les périodes d’épuisement ou de stress intense sont propices à l’apparition de ces verrues, du fait qu’elles fragilisent fortement le système immunitaire. De nombreuses orientations thérapeutiques s’offrent à vous. Petit tour d’horizon.

– Des améliorations ont pu être obtenues par un régime végétarien, un régime de désintoxication, un régime de fruits ou d’eau citronnée, etc… Un des remèdes les plus efficace est la simple prise de chlorure de magnésium ou nigari (à diluer dans de l’eau et à doser en fonction de l’âge et de la santé), qui a pu souvent, à elle seule, donner des résultats extrêmement intéressants en une ou deux semaines.

L’homéopathie offre de bons résultats (par exemple avec Natrum sulfuricum, Calcarea carbonica, Thuya, Lycopodium, Sepia, etc). Comme toujours, il est conseillé de consulter un homéopathe qui ciblera au mieux le remède.

Hypnose et visualisation sont des techniques simples et efficaces. Dans un cas comme dans l’autre, le travail consiste à se persuader que la verrue disparaît, par visualisation ou suggestion d’un thérapeute. Par exemple, dans le cas de la visualisation, on imagine que la verrue rapetisse. Il suffit de consacrer quelques minutes par jour à créer ces images de guérison. Les enfants sont particulièrement doués pour visualiser la disparition des verrues. La technique est facile à mettre en place : proposez à votre enfant d’imaginer une lumière blanche qui enveloppe la verrue, et ce pendant quelques minutes au coucher et au réveil. Au besoin, un thérapeute adepte de ces méthodes vous guidera.

– Tout comme les techniques précédentes d’auto-persuasion, les « actions symboliques » (appelées « psychomagie » par le génial Alexandro Jodorowsky) sont terriblement efficaces, notamment sur les enfants, qui sont très sensibles aux histoires un peu magiques. Par exemple, on frotte ses verrues avec un haricot, que l’on jette ensuite dans un trou humide en lui disant : « Dans une quinzaine de jours, le haricot sera pourri et tes verrues seront parties, à condition que tu n’y penses plus du tout et que tu ne les regardes même plus ». Il y a de grandes chances qu’elles disparaissent dans les quinze jours ! On peut aussi symboliser les verrues par des petits cailloux, que l’on enterre au fond du jardin… Il y a fort à parier que là aussi, les vilaines verrues vont s’envoler !

– Chacun détient ses « recettes de grand-mère », à base de pomme de terre, de zeste d’orange, d’escargot séché (si si, ça existe !)… Certains frottent leurs verrues avec une pomme de terre crue en ayant à l’esprit qu’une verrue n’est qu’une sorte de poubelle des émotions et des affect… Et hop, au fond d’un trou terreux ! D’autres font mariner la fine peau blanche d’une orange ou d’un citron dans du vinaigre pendant 24 heures, la laissent poser une nuit et au bout de 3 semaines, le résultat est là ! Il est indéniable que la dimension psychosomatique prend là tout son sens.

– En phytothérapie, le suc de chélidoine (récolté en cassant la tige) est particulièrement réputé dans la lutte contre les verrues. Sa sève jaune est riche en alcaloïdes toxiques et une application quotidienne serait très efficace (attention à ne pas ingérer car la chélidoine est toxique en interne). L’huile de ricin et l’ail écrasé en application locales ont eux aussi leurs adeptes.

L’aromathérapie propose des remèdes à base d’huiles essentielles (HE). En voici un exemple, grand classique de Dominique Baudoux aromathérapeute réputé :

HE Cannelle 1 goutte

HE Sarriette 1 goutte

HE Mandarine 1 goutte

HE Citron 2 gouttes

L’utilisation est vraiment très simple : une goutte de ce mélange sur la verrue matin et soir jusqu’à disparition. A ne pas appliquer chez la femme enceinte, allaitante ou l’enfant de moins de 5 ans.

La médecine conventionnelle propose des traitements localisés à l’aide de produits type acide salicylique, azote liquide qui agissent en créant une inflammation locale. Le système immunitaire est alors alerté de la présence d’un virus étranger, ce qui le pousse à s’activer pour s’en débarrasser. Il arrive dans certains cas que les verrues prennent une ampleur inattendue et résistent, voire s’étendent. On a recours dans ces cas là au laser ou à des injections d’interféron par exemple. Mais c’est vraiment après avoir tout essayé…

Le mieux à faire avant d’avoir recours aux traitements médicaux est de tester les remèdes et techniques naturels. De bons résultats peuvent être obtenus si l’on fait intervenir simultanément le régime alimentaire, le chlorure de magnésium (et/ou homéopathie etc) et une intervention placebo, d’ordre purement suggestif et psychologique. En cas de récidives, de virulence ou d’étendue importante des verrues, n’hésitez pas à creuser du côté psy.

Brindilles