L’isothérapie placentaire (le placenta comme remède)

Dans le monde animal, la grande majorité des femelles mammifères mangent leur placenta après avoir mis bas. Chez les humains, dans de nombreuses cultures (notamment en Inde), le placenta est récupéré afin d’être réutilisé pour protéger et soigner… Et chez nous ?

De nombreuses légendes auréolent le placenta et certains y voient même le plus ancien remède de l’être humain (poudre de placenta, essence de placenta…). Certains peuples lui vouent un respect tout particulier, encore aujourd’hui.

 

Le placenta

Durant la grossesse, le placenta est l’organe qui relie l’embryon à la paroi utérine. Il est responsable du ravitaillement et de la protection de bébé : développement des organes, production des hormones indispensables au maintien de la grossesse et des éléments de défense immunitaire… Chaque grossesse étant unique, chaque placenta l’est également. Mais lorsque sa mission s’achève à la fin de la grossesse, peut-il encore être utile ?

Durant longtemps, les maternités ont vendu les placentas aux entreprises pharmaceutiques ou cosmétiques. Cependant cette pratique a été interdite à la fin des années 90, tout comme l’isothérapie placentaire, en raison du risque sanitaire (d’autres diront que c’est sous la pression des laboratoires pharmaceutiques).

L’isothérapie placentaire : qu’est ce que c’est ?

C’est un procédé de fabrication de gouttes homéopathiques à base d’un petit morceau de placenta, qui servira à soigner le bébé et la maman après l’accouchement. Le fait de donner au bébé des dilutions de l’extrait de son propre placenta pour stimuler le développement de sa réponse immunitaire est une stratégie similaire à l’homéopathie.

« Isothérapie » signifie en homéopathie que le prélèvement pour le remède est soit humain, soit animal (ici c’est le tissu placentaire qui est utilisé). Avec l’isothérapie placentaire on a donc un remède homéopathique individuel à disposition.

Dans quels cas l’utiliser ?

Comme chaque remède homéopathique, le placenta possède un répertoire de situations et de maladies pour lesquelles il est indiqué.

Pour la maman : afin d’éviter le post partum et récupérer rapidement de l’accouchement, pour favoriser la montée de lait et une lactation aisée… Ainsi que pour les infections de tout ordre et les douleurs féminines, les états d’épuisement (une relation étroite avec les fonctions du placenta durant la grossesse est manifeste).

Pour l’enfant : utilisé en prévention ou dans tous les cas de grippe, rhume, toux, fièvre, angine, gastro, infections diverses… Il faut savoir qu’un bébé né sous péridurale, césarienne ou forceps, accumule des émotions négatives qui se traduisent couramment par des régurgitations, de la nervosité, des sursauts sans raison etc… Un passage chez l’ostéopathe lié à la prise d’homéopathie placentaire peuvent aider à résoudre ce type de problèmes.

– Il sera utilisé après un accouchement difficile (pour le bébé et pour sa maman) : césarienne, accouchement provoqué et/ou trop long, forceps, prise de médicaments… L’isothérapie aide le corps à se débarrasser des émotions négatives et des chocs subis.

– Ce remède peut également être utile pour les aînés (l’isotropie du petit dernier marche pour les plus grands mais pas l’inverse).

Le produit final est une solution liquide, qui se conservera plusieurs années (on l’utilise à de très petites doses) et sera utile jusqu’aux 7 ans de votre enfant.

Comment procéder ?

Il faut avant tout prendre contact avec un laboratoire (cette pratique est autorisée en Allemagne) et en discuter avec votre sage-femme et l’hôpital (ou maison de naissance) avant l’accouchement. Ainsi, quelqu’un pourra prélever un morceau de votre placenta et le placer dans un flacon prévu à cet effet le jour de l’accouchement. Si vous n’avez plus le temps de commander ce flacon avant la naissance, vous pouvez congeler un petit morceau de placenta qui pourra ensuite être inséré tel quel dans le flacon dès que vous l’aurez reçu. Il est également possible de réaliser cette isothérapie soi-même. Le mieux est d’en parler à un homéopathe, qui saura vous écouter et vous guider.

Brindilles