Mieux prendre en compte le 4ème trimestre de la grossesse

Mieux prendre en compte le quatrième trimestre de la grossesse

On ne compte plus les livres sur la grossesse, mais on commence à peine à parler d’un…

4 ème trimestre de celle-ci. Oui, vous avez bien lu : un trimestre de plus, pour qu’on n’oublie pas la mère… C’est le concept très intéressant du continuum, exposé par l’auteure américaine Jean Liedloff.

Car après avoir donné naissance à ce petit être tellement attendu, elle a elle aussi besoin d’être entourée et chouchoutée.

Oui, la nouvelle maman peut être épuisée par la grossesse, par l’accouchement, débordée par le flot des émotions qui la submergent depuis la naissance. Son bébé, son trésor qui pleure, qu’il faut nourrir, soigner, protéger alors que pendant les 3 premiers trimestres, il se débrouillait tout seul… dans son ventre. Elle le nourrissait, le portait, le berçait… sans même y penser.

Le concept du continuum, selon lequel il faut 4 trimestres de grossesse pour faire un Bébé, peut sembler assez logique pour une maman maternante qui allaite son bébé à la demande, et le porte pour ne pas rompre le lien maman-bébé trop tôt après la naissance. Jean Liedloff explique la nécessité pour les parents (et pas seulement pour la mère) de garder un contact très proche avec le bébé : pas de chambre séparée, le portage etc… C’est ce que lui a inspiré sa fréquentation de la tribu des Yecuanas, un peuple autochtone de l’Amazonie.

En Europe aussi, les principes du continuum sont facilement applicables et même recommandés pour aider Maman, Papa et Bébé à nouer leurs premiers liens, et permettre à la nouvelle maman de bien récupérer.

On profite de son congé maternité pour vivre au rythme de Bébé, pour se reposer quand il se repose, même lors des micro-siestes. On conserve aussi les bons principes alimentaires acquis pendant les 9 premiers mois de la grossesse : une nouvelle maman a besoin de reconstituer ses réserves en vitamines, minéraux et nutriments. Il faut une alimentation à haute valeur nutritionnelle.

Il suffit de demander à ses amies, à sa famille de préparer de bons petits plats. Bref, on continue à prendre soin de soi comme on le faisant pendant la grossesse « réelle »: faire attention à son alimentation, faire attention à son sommeil, faire attention à ses émotions… et l’on n’hésite pas à demander de l’aide si l’on se sent fatiguée physiquement et émotionnellement, pour ne pas sombrer dans le burn-out maternel – autrement appelé épuisement maternel.

Pour aller plus loin :

http://www.brindilles.fr/programme-d-encouragement-des-mamans-melanie-schmidt-ulmann.htm

Mélanie SCHMIDT