Nouvelle campagne contre la violence éducative ordinaire

trauriger Teddy« Il n’y a pas de petite claque ni de petit coup » : sentiment de peur, d’anxiété , d’insécurité chez l’enfant, conséquences durables à l’âge adulte…  et aussi appauvrissement de la relation parent-enfant découlent de cette pratique, que dénonce la Campagne 2013 de la Fondation pour l’enfance.

Mais la Fondation a aussi voulu «déculpabiliser les parents, en expliquant que nous sommes parents avec l’enfant que nous avons été, et que notre éducation nous amène de manière consciente ou inconsciente à reproduire des pratiques potentiellement dangereuses, tout en pensant au bien de nos enfants», explique le Dr Lazimi, coordinateur de la campagne.

« Ces violences banalisées, tolérées par la société, peuvent avoir des conséquences sur le développement de l’enfant », poursuit-il : « Un certain nombre aura des séquelles en termes de santé, d’apprentissage et de développement. Pour leur bien-être et celui de notre société, nous devons apprendre à les supprimer.»

« D’un point de vue éthique, ces violences sont injustifiables. Entre adultes, toute violence est un délit, alors pourquoi ne l’est-elle plus quand elle a pour cibles nos enfants ? », interroge de son côté le Dr Emmanuelle Piet, elle aussi coordinatrice de la campagne.

32 pays ont interdit par la loi les violences éducatives ordinaires en direction des enfants, mais la France n’y a pas encore souscrit.

Mélanie SCHMIDT