Préparer l’hiver : la santé des enfants

préparer l'hiver: la santé des enfantsLes enfants sont particulièrement exposés aux maux hivernaux en raison de leur système immunitaire encore immature. C’est pourquoi la prévention est de mise !

Comment faire pour renforcer au mieux les défenses immunitaires de votre enfant avec des moyens naturels, afin de passer la période délicate de la saison froide… Et s’il vaut mieux prévenir que guérir, quelles sont les meilleures solutions pour prendre soin de votre bout de chou lorsqu’il n’a pas coupé au virus de passage ? Les conseils donnés ici concernent généralement les petits à partir de 3 à 4 ans (dans les autres cas de figure, l’âge est indiqué).

Prévention par l’alimentation

On mise tout sur le frais, le cru, le vivant, le bio… Et c’est valable pour toute la famille !

– Des jus de légumes maison,

– des crudités (même si en petite quantité avant la soupe),

– des fruits et légumes frais riches en vitamine C (tous les choux : brocolis, chinois, de Bruxelles, Romanesco, fleur etc, agrumes, kiwis, persil, et poivrons rouges tomates, fraises -en été-),

– des bouillons de légumes maison, sans oublier les fines herbes (les bouillons faits à partir de poudre, dont la composition est plutôt un concentré de sel, de sucre et d’additifs chimiques, n’ont pas d’intérêt nutritionnel),

– ail, oignon et échalotes au menu car ils stimulent les défenses immunitaires, tout comme le gingembre,

– des champignons : shiitake, pleurotes…

– des acides gras essentiels sous forme d’huiles végétales crues (colza, noix, cameline, périlla etc, voir les dossiers sur les huiles végétales) ou de noix, amandes, noisettes… On force sur les oméga-3, anti-inflammatoires,

– des protéines digestes : œuf coque, poulet, poisson blanc ou gras. Les anticorps de notre système immunitaire sont fabriqués à partir de protéines,

– du zinc, présent principalement dans les huîtres et les fruits de mer. Mais en fonction de l’âge de votre petit, pas facile de lui faire avaler des fruits de mer (en raison du stade de sa diversification, son terrain allergique ou ses goûts en matière d’alimentation), sachez que l’on trouve également du zinc dans le germe de blé, le foie de veau, le poulet, les shiitake, les légumineuses, les graines de courge etc.

Renforcer la prévention

En plus d’une alimentation riche en vitamines, minéraux, oligo… On peut renforcer le système immunitaire en introduisant quotidiennement des petits « plus » qui aideront à passer les périodes délicates.

– Les grands basiques indispensables en période d’épidémies… L’hygiène ! Les germes se trouvent partout où les petites mains se promènent, donc le premier réflexe est de bien les nettoyer, le plus souvent possible dans la journée. Le sommeil : rien de plus délétère pour l’organisme que le manque de repos. Les jours raccourcissent, signal d’hibernation pour certains animaux… N’hésitez pas à faire de même ! Dans le même registre, le stress est l’un des pires ennemis du système immunitaire (en cause, les hormones corticosurrénales), nous rendant plus sensible aux rhumes, aux grippes et à l’ensemble des maladies infectieuses. Les troubles viraux, comme l’herpès, peuvent aussi se manifester plus fréquemment, ainsi que des réactions allergiques. On a constaté que les malades les moins stressés supprimaient quatre fois plus de virus que les autres.

– Tisanes : thym, échinacéa, églantine.

– L’échinacéa étant la plante de l’immunité, vous pouvez, en plus des tisanes, proposer des gouttes (sans alcool) ou des comprimés à votre enfant.

– Les cures de pré et probiotiques sont toujours les bienvenues en période hivernale (entre autres). Vous pouvez en donner à votre enfant dès son plus jeune âge.

– Une cure de pollen frais, à partir de 3 ans, va stimuler les défenses immunitaires tout en préservant la flore intestinale (il faut bien mâcher le pollen et l’ensaliver pour une efficacité optimale).

– De l’extrait de pépins de pamplemousse en prévention, quelques gouttes par jour en petites cures régulières lors de la période froide (ou lorsque certaines personnes de l’entourage sont malades par exemple). C’est un antibiotique naturel très efficace que l’on peut donner aux tout petits dès 8 mois.

– Le jus d’argousier est particulièrement riche en vitamine C. Mélangez dans un jus de fruit pour que le goût passe (la moitié de la dose pour adulte) et faites-en boire régulièrement à votre enfant.

– La propolis en gouttes (sans alcool), est un excellent fortifiant du système immunitaire, que vous pouvez donner à votre enfant dès 2 ans, à raison de 2 à 3 gouttes par jour en prévention.

– Le chlorure de magnésium (ou nigari sous sa forme biologique) est un champion du renforcement immunitaire ! Parfait en prévention comme en soin une fois la maladie déclarée, diluez un sachet de 20g de pharmacie (ou 3 cuillères à soupe de nigari) dans une grande bouteille d’eau peu minéralisée. Les dosages étant d’un verre pour un adulte, ils seront réduits à environ ½ verre pour un enfant de 3 ans (80 ml). Compte tenu du goût assez désagréable, diluez-le avec un peu de jus de fruit, et proposez lui chaque matin au réveil, en prévention (à éviter simplement en cas de problème rénal grave ou d’hypertension).

– Vous trouverez facilement des sirops adaptés aux enfants en magasin bio, qui aideront à renforcer les défenses de votre bout de chou en proie au microbes en collectivité.

– Les huiles essentielles adaptées aux tout petits : ravintsara, tea tree, niaouli, eucalyptus radiata, lavande vraie, thym à linalol… Autant de remèdes pour soulager votre enfant en fonction de sa problématique. Mais attention à les manier avec précautions, et JAMAIS d’automédication en ce domaine !

– Diffusez dans toute la maison (à l’aide d’un diffuseur adapté) des huiles essentielles type ravintsara ou eucalyptus radiata, qui vont assainir l’air. Il est préférable de brancher le diffuseur pendant que vous êtes hors de la pièce, surtout en présence d’enfants (dans une chambre par exemple). Le reste du temps, aérez le plus possible.

– La gemmothérapie (forme de phytothérapie par les bourgeons) est d’une grande efficacité, et tout indiqué pour les petits. Rosier sauvage et cassis sont parfaits en prévention pour renforcer l’organisme.

– Côté homéopathie, certaines remèdes type influenzinum (1 tube par semaine pendant 3 semaines et ensuite un tube par mois pendant les mois d’hiver) constituent une excellente prévention. Le mieux est d’affiner le remède ainsi que sa posologie avec son pharmacien ou son médecin.

– Pensez au bain dérivatif (BD) quotidien pour traiter les maux de votre enfant. Le principe est simple : rafraîchir l’entre jambe (périnée et plis de l’aine) favorise le nettoyage des toxines au niveau intestinal et constitue un remède efficace et naturel pour prévenir certaines maladies, ainsi que favoriser la remise sur pieds. Chez les bébés et les enfants, cette pratique permet d’accompagner toutes les maladies infantiles (dont la rougeole, la rubéole ou encore les oreillons). Elle est particulièrement efficace pour atténuer la fièvre des bébés.

Certaines règles sont à respecter pour une efficacité optimale. Evitez par exemple d’y avoir recours dans les deux heures suivant un repas (ainsi que juste avant). Le temps de durée d’un BD varie selon l’âge de l’enfant. Pour les nouveaux nés, moins de 30 secondes suffiront, pour les bouts de choux de moins de 6 mois, 1 minute, puis pour ceux de 18 mois, 3 minutes et 5 minutes pour ceux de moins de 5 ans. Veillez également à ce que le reste du corps soit bien au chaud (pieds compris !). S’il s’agit d’une petite fille, la pratique consistera à tapoter légèrement les parties génitales à l’aide d’un gant de toilette mouillé à l’eau froide. S’il s’agit d’un petit garçon, le gant de toilette sera placé sur le pénis, pour le recouvrir. Le BD pour bébé peut être effectué sur sa table à langer ou sur son coussin d’allaitement. Les enfants pourront prendre ce type de bain au-dessus du bidet (ou également allongés sur une table).

La diététique du petit malade

Tout comme chez l’adulte, les premiers réflexes en cas de refroidissement sont toujours de l’ordre de la diététique. Du repos, de la chaleur et une diète allégée. Si votre enfant réclame à manger, proposez-lui des fruits et des légumes, des jus de légumes (ou de fruits coupés à l’eau), des compotes, des soupes, des bouillons, des purées, mais le plus de frais possible afin de lui apporter vitamines et minéraux. Si il l’accepte, essayez de lui faire manger un minimum de cru : par exemple, en fonction de la saison, du raisin, quelques mandarines, une pomme râpée, un jus de carotte maison… Le principal est d’alléger le foie en supprimant aliments gras, sucrés, produits laitiers, gâteaux, viandes grasses…

Vous pouvez même envisager une monodiète (à la compote de pommes maison –et sans sucre bien entendu-, à la soupe de légume, au jus de carotte) le temps de quelques repas. Cela allègera considérablement la digestion et accélèrera sa remise sur pieds ! Le jeûne est contre-indiqué pour les très jeunes enfants, mais si votre tout petit refuse de manger, ne le forcez surtout pas, même sous prétexte de « reprendre des forces ». En revanche, si son refus de manger perdure et qu’il s’affaiblit, n’attendez pas pour consulter rapidement son pédiatre.

Dans tous les cas, faites le boire tant que possible : eau, tisanes, bouillons de légumes, jus de fruits (coupés à l’eau) et jus de légumes maison…

Dès que votre petit malade va mieux, reprenez son alimentation pas à pas, en évitant d’y réintroduire trop vite aliments gras ou inadaptés (voir plus haut). Il risquerait alors de rechuter.

Accompagner la guérison

– Ayez immédiatement le réflexe bouillote sur le foie, voire bain dérivatif. En plus des mesures diététiques, il est primordial de laisser votre petit se reposer au maximum, au calme.

– Le chlorure de magnésium s’impose dès les premiers signes de refroidissements. Augmentez la dose préventive et faites lui boire de petites quantités régulièrement dans la journée.

– Cure d’extrait de pépins de pamplemousse, à raison de 5 gouttes 3 fois par jour, à partir de 2 ans.

– La Tisane de thym est particulièrement indiquée en cas de mal de gorge (attention à ne pas traîner avec les maux de gorge, une angine ne doit pas être prise à la légère !). Les gargarismes de jus de citron sont aussi excellents en cas de mal de gorge.

– Nettoyez le nez de votre enfant à l’aide d’un spray nasal à l’eau de mer, en cas de rhume, rhinite.

– Charbon activé en poudre en cas de gastro : 1/4 cuillère à café dès 3 ans jusqu’à 1 cuillère à café à 5/6 ans, 1 à 2 fois par jour.

– Il existe des baumes à base d’huiles essentielles ou de propolis, à appliquer sur le thorax, très doux et décongestionnants, en magasin bio.

– Pour une simple rhinopharyngite, diffusion d’huile essentielle (HE) d’eucalyptus radiata, 3 fois par jour dans la chambre de l’enfant (hors de sa présence). On peut également utiliser cette HE en massage : 1 à 2 gouttes dans 1 cuillère à café d’huile végétale. Les HE de ravintsara et de myrte (myrtus communis) auront les mêmes vertus dégongestionnantes (et expectorantes). Masser également les ailes du nez, derrière les oreilles, les sinus…

– Propolis jusqu’à 8 gouttes (sans alcool) par jour.

– Homéopathie : allium cepa (ail) est l’un des grands classiques. Encore une fois (d’autant plus face à la multitude de maux d’hiver et de symptômes associés), parlez-en à votre médecin ou pharmacien qui vous aidera à trouver le remède adapté.

– L’ostéopathie peut être la réponse à certaines maladies chroniques, notamment ORL, ou troubles respiratoires. L’ostéopathie crânienne est particulièrement efficace chez les enfants et dans la phase de début (drainage des sinus).

 

Brindilles